Né à Taurize (Aude) en 1910, il fait ses études au séminaire de Carcassonne et sera nommé prêtre en juin 1934.
Mobilisé en 1939, il sera prisonnier et déporté en camp de concentration en Silésie. Il et rapatrié comme grand malade en 1940, et s'en suivront 4 années de sanatoriums.
Envoyé pour raison de santé dans le diocèse de Nice en 1948, il est nommé au Sanctuaire de Roquefort les Pins.
Il fonde le Foyer de Charité de Roquefort le 25 août 1950, puis fondera l'Ecole Maria Mater le 28 octobre 1953.
Le père Bonnafous décède le 25 octobre 2001 à 91 ans.
LE FONDATEUR : Père René BONNAFOUS
C’est le 28 octobre 1953 que s’est ouverte officiellement la petite Ecole du Foyer de Charité de Roquefort, dans une salle adossée à la vieille maison du boucher du village.
Des familles des « bas quartiers » étaient venues en 1952 demander au Père Bonnafous l’ouverture de cette Ecole en raison de l’éloignement de l’Ecole Publique, sise à cette époque chemin du Camouyer.
HISTORIQUE DE L'ECOLE
Leurs enfants devaient parcourir entre 4 et 8 km à pieds chaque jour et il y avait au Foyer des « demoiselles » capables d’enseigner et de faire le catéchisme.
Marthe Robin et le Père Finet, fondateurs des Foyers à Châteauneuf de Galaure, furent consultés et, tout de suite conquis par ce projet, conseillèrent sa réalisation rapide,indiquant même l’emplacement de la 1ère classe.
Le Foyer de Châteauneuf n’avait-il pas commencé par une école ?
Deux futurs parents d’élèves, Messieurs Garino et Alesandretti réalisèrent une construction des plus simples, la salle Ste Marthe (actuellement en 2005 la Grande Section de Maternelle). Suite...
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C’était une classe unique, accueillant des enfants de 6 à 14 ans, du cours préparatoire au Certificat d’Etudes, et dès la fin de la première année scolaire elle reçoit 18 élèves.
Une école catholique de Grasse avait offert de vieux bureaux et des tableaux noirs.
On se chauffait à la sciure de bois donnée par la scierie voisine.
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En deux ans, l’effectif ayant plus que doublé, une 2ème salle fut construite en prolongement, avec une cloison amovible entre les deux afin d’avoir une salle de réunion pour la fête annuelle de St René, si attendue et bien préparée, et de spectacle pour les fêtes de Noël et de fin d’année.
Marthe Robin avait offert une petite statue de Notre Dame du Foyer placée à la proue du bâtiment où elle se trouve toujours.
« MARIA MATER REGINA MUNDI » avait gravé dans le ciment un membre du Foyer, confiant ainsi l’avenir de l’Ecole et de ses élèves à Marie Maman, Reine du monde.
En même temps (1955-1956) une cantine fonctionne dans une pièce du Foyer pour les élèves éloignés ; et un petit car de ramassage scolaire sillonne les routes de Roquefort, puis du Rouret, Opio, Valbonne.
Ce sont des camionnettes aménagées puis des C35 munis de banquettes de la taille des enfants et conduits par des institutrices, Walter et parfois le Père Bonnafous, tous titulaires du permis réglementaire.
Qui ne se souvient des « Caravelle »… « Goélette »…. « Corail »… « Porto » traversant dans la fraîcheur du matin les champs de roses et de jasmin de la plaine d’Opio, tandis que leurs jeunes passagers chantent la prière du matin ?
Maintenant la maison du boucher a été aménagée et deux petites classes s’y installent.
Une amie du Foyer offre une chaudière de chauffage central et des radiateurs. Suite...
On brûle un peu de charbon et beaucoup de feuilles mortes ramassées après le repas du midi, car l’école est toujours très pauvre.
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En 1957-1958 : un petit Pensionnat de filles ouvre dans le chalet « Notre Dame de Lourdes », un préfabriqué en bois, pour une douzaine d’enfants habitant la région.
1960 : l’Ecole compte 105 élèves et 5 classes dont une classe regroupant les deux années de préparation au certificat d’études et quelques élèves de la 6ème et 5ème ….
C’est ainsi qu’a commencé un petit « Cours Complémentaire ».
Le certificat d’études était un évènement…qui rassemblait à Bar sur Loup tous les candidats du Canton et leurs instituteurs pour une longue journée mémorable !
1962 : 156 élèves et 6 classes. Deux salles ont été aménagées dans le bâtiment attenant au Sanctuaire du Sacré-Cœur, la 1ère partie du bâtiment St Jean est terminée et une nouvelle salle à manger, « la salle-cap. » est à la disposition de l’Ecole les jours scolaires.
A partir de 1960, l’Ecole signe avec l’État un contrat simple pour une classe, chaque fois que l’effectif réglementaire est atteint et que le local est conforme.
Ce qui assure à l’institutrice de cette classe un salaire payé par l’État.
Progressivement toutes les classes de l’Ecole seront sous contrat.
1970 : 213 élèves et 7 classes dont une classe de 6ème et une de 5ème.
Le 4 décembre 1972, Mgr Jean Mouisset, Évêque de Nice, le Père Georges Finet et les prêtres du Doyenné inaugurent, en présence des enfants et de leurs parents, le bâtiment St Jean terminé, comprenant 4 classes, une grande salle de dantine et un préau couvert.
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En 1975-76, ouverture des classes de 4ème et 3ème hors contrats. Ces classes n’ont jamais atteint l’effectif requis car l’orientation en fin de 5ème vers le technique ou le professionnel provoquait chaque année un certain nombre de départs.
Le Père Marius Calemard est arrivé de Don Bosco à Nice en 1975 : vous souvenez-vous des « mots du matin » devant la grotte de Lourdes, de ses catéchèses, des Célébrations de la Profession de Foi et de la Confirmation, du patronage, des camps et colonies de vacances, du camp-vélo, de la Grèce et de la Corse, des pèlerinages à La Salette et à Lourdes ?
Après son départ en Afrique en 1983, Mgr Barthe, en retraite, se dévouera pendant 10 ans au sein de l’Ecole.
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En 1980, tous les cours complémentaires deviennent des Collèges et doivent signer des Contrats d’Association avec l’État. Ce qui nous permet de percevoir un forfait pour chacun des élèves de 6ème et 5ème.
En 1982-83 l’Ecole compte 11 classes et 312 élèves soit : 2 classes Enfantines, 5 classes primaires et 4 classes de Collège dont 2 hors Contrat.
C’est au moment où des centaines de milliers de manifestants revendiquent dans les grandes villes la liberté menacée de l’Ecole Privée, que sort de terre, le bâtiment des « Rochers » comprenant 2 salles pour les élèves de 6ème et 5ème et entre les deux, une salle de dédoublement pour certains cours.
Mgr St Macary, notre évêque, inaugurait avec enfants, parents, enseignants, ce nouveau bâtiment le 14 septembre 1983 et nous étions avec un car de parents et de professeurs à la grande manifestation de Paris en 1984. Suite...
En 1987-88, une décision douloureuse s’impose : les classes de 4ème et 3ème n’ont toujours pas d’effectif suffisant pour être sous contrat ; et si elles l’avaient, les locaux qu’elles occupent étant trop exigus, il faudrait encore construire…
Nous n’offrons pas à l’entrée en 4ème d’options assez nombreuses par manque de professeurs qualifiés et bénévoles. Enfin, des collèges de proximité se sont ouverts : le CIV, l’Eganaude, ou sont en projet : Villeneuve Loubet et le Rouret.
Il convient donc de renoncer d’abord aux classes de 4ème et de 3ème et de maintenir provisoirement celles de 6ème et 5ème.
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Par contre de 1989 à 1991 une petite classe de CP-CE1 fonctionne hors contrat qui permet de réduire les effectifs de ces deux classes.
Car les demandes d’inscription sont nombreuses en maternelle et primaire, les listes s’allongent au fil des années et nous ne pouvons scolariser à 3 ans que les petits frères ou sœurs d’élèves fréquentant déjà l’Ecole
En 1992, une nouvelle salle à manger, « l’Olivier », accueille les deux services de la cantine.
En 1996, année de l’ouverture du Collège du Rouret, notre mini-collège est transféré sur le site de l’Ecole Ste Thérèse à Nice, dans un quartier à forte densité de population où il ne cesse de prospérer avec maintenant 8 classes.
En compensation, nous obtenons l’ouverture en septembre 1996 d’une classe maternelle, petite section, pour les petits de 3 à 4 ans.
En 2000 : l’ouverture d’une CLIS, classe d’intégration scolaire pour des enfants atteints d’un handicap intellectuel sans trouble important du comportement.
En 2002, la dernière née, les « Chênes verts », permet les cours de motricité, de gymnastique au sol, les regroupements de classes pour chant, théâtre, spectacle, vidéo et les réunions. Suite...
Toutes les classes ont été progressivement mises aux normes actuelles de sécurité.
Il y a encore beaucoup à faire, mais les ressources de l’Ecole sont toujours très limitées et le budget très serré.
Depuis 1994, plusieurs communes nous ont accordé une Convention Municipale, et nous versent chaque année une somme forfaitaire, par élève de leur commune, scolarisé à « Maria Mater », somme encore bien inférieure au coût d’un élève de l’Ecole Publique.
Le Corps professoral s’est beaucoup renouvelé mais « l’esprit » demeure grâce au Projet Éducatif que tous ont à cœur de mettre en œuvre.
Le Père Bonnafous a été remplacé en 1989 par le Père Mortier, à qui a succédé, en 1999, le Père Lenain.
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Mgr Barthe, le Père Bonnafous, Mme Hutois, Madeleine Guérin et Louise Massé sont partis vers Dieu.
Actuellement, le Père Gustave Sodogas venant du Bangui s’occupe plus particulièrement de l’Ecole.
Elle est dirigée avec compétence et générosité par Mme Elisabeth Janin, depuis 1996 et compte en cette année 2005 : 3 classes de maternelles, 5 classes primaires et la CLIS, soit 215 élèves.
L’APEL (Association des Parents d’Élèves) est active et dévouée : bibliothèque, cours d’anglais, parents correspondants de classe, repas des parents et éducateurs, célébration et marché de Noël, matinée de solidarité, fête de fin d’année….etc.
Marie, notre Maman, Maria Mater, continue à veiller sur tous ses enfants. Fin.
Octobre 2005. Marie Reine